Le choc des titans

Un film épique. Tellement épique. Epic fail, même.

 

 

 

Il y a fort longtemps, les dieux de l'Olympe étaient des petits bâtards qui abusaient de leurs pouvoirs et punissaient les humains quand ces derniers osaient devenir un tant soit peu athées (parce que vénérer des bâtards saytropakool.)

Zeus profitait de ses pouvoirs pour aller courtiser les donzelles, qui enfantaient plein de demi-bâtards. C'est ainsi qu'est né Perseus, un bébé qu'avait rien demandé. Mais parce que son père (enfin non, le mari de sa mère) a découvert la supercherie et ordonné la mise à mort de la mère et du divin bâtard, Perseus s'est retrouvé jeté à la mer... Sachant que le mec a découvert la supercherie au moment où Zeus avait fini de rouler sous la couette, il aurait pu tuer sa femme illico, et Perseus ne serait jamais né, et cela nous aurait épargné ce film. Mais l'histoire ne se passe pas toujours comme on le souhaite.

Comme il a de la chance, Perseus ne crève pas et est recueilli par un couple de pêcheurs qui l'adopte et l'élève comme leur propre fils. Le film aurait pu s'arrêter là sur ce beau dialogue entre le père et le fils "mais si t'es mon fils, pleure pas va." Sourire trop mignon tout plein et regard attendri de maman. Le tout dans une caverne.

Et là, paf, 15 ans plus tard (en fait on sait pas, mais au vu du physique de Sam Worthington, c'est plus un ado depuis longtemps! Hé oui, il pourrait pas jouer dans Dawson, lui) Perseus est toujours avec sa famille (il a aussi une petite soeur, mais ça on s'en cogne pas mal) et que vla-t-y pas qu'un groupe d'Argosiens démonte une statue des dieux. Ouhhhhh sacrilège, blasphème! Hades se fâche tout rouge, envoie des démons ailés corriger ces petits inconscients et envoie le bateau de la famille de Perseus dans les eaux.
Il a beau nager comme une anguille, avec des biceps de tennisman, Perseus ne pourra pas sauver sa famille. Il est tout triste. On le comprend.
Le film aurait pu s'arrêter là. Mais Perseus a un destin, hé oui... et son destin n'est pas de se morfondre sur son sort, mais de combattre aux côtés des humains pour les libérer du joug des dieux.

En gros, son job, c'est d'aider le monde à devenir athée. Dit comme ça, je l'aime bien, moi, ce Perseus, il m'inspire vachement plus confiance qu'avant.

Mais ce n'est pas encore fini. Parce que dans l'Olympe, on se fâche tout rouge, on se laisse manipuler par Ralph Fiennes qui, depuis Voldemort, doit aimer les méchants relous à moitié morts. Il s'en sort bien, le pauvre, avec ce qu'on lui donne. Lui au moins, n'a pas de jolie armure à effets floutés et toute brillante. Parce que quand on voit Liam Zeus Neeson, on ne peut s'empêcher de rire. Keuuuuwah? C'est ça le dieu de l'Olympe? Le number One de la hiérarchie? Ouais, ben finalement, le Walhalla de Kenneth Branagh (Thor) n'est pas si pourri que ça... c'est dire.
Et on s'attend presque à les entendre chanter du ABBA façon Priscilla Folle du Desert en armures scintillantes (quelque part, ça devait être Noël, tout s'explique!)

Hades arrive au palais du roi d'Argos et pose son ultimatum: si lors de l'éclipse, on ne sacrifie pas Androméda, et bien il relâchera le Kraken, une espèce de monstre terrifiant qui va tout bouffer et ce sera bien fait pour vous, bande d'impies!
Ben ouais, mais c'est Hades, et Hades est méchant, il en veut terriblement à Zeus qui l'a un peu blousé y'a cro cro longtemps, et qui est trop sentimental (tellement sentimental qu'il use de Ghb pour buttsex enfin voilà...)

On se demande quoi faire? Est-ce qu'on va tuer une fille innocente toute mignone pour sauver le reste du monde? Ou est-ce qu'on envoie un petit groupe avec Perseus (un pêcheur, je vous le rappelle!) pour tenter de vaincre le Kraken et Hades... hum...
Hors donc notre ami Perseus s'en va avec une troupe de guerriers aussi valeureux que proches de la retraite, ou trop inexpérimentés. Parmis eux, Mads Mikkelsen, qui a de la haine à revendre, qui va donner quelques leçons d'escrime à notre ami le pêcheur, parce que quelque chose lui dit que c'est pas avec un hameçon qu'il va niquer le Kraken...
Le mec n'a besoin que de 5 minutes pour réveiller des facultés incroyables chez Perseus. De pêcheur, il devient guerrier.

Hé oui, c'est la vie, quoi. Mais c'est un demi-dieu, il a du dieu en lui. Donc voilà, argument béton. Il peut presque tout faire. Et toc. Ne soyez pas jaloux.

La petite troupe s'en va donc, traverse la forêt, et Perseus trouve une épée magique bien utile mais qu'il refuse d'utiliser parce qu'il veut se la jouer Human Style 100%. Quelque part, Perseus, il est très très con. Mais on ne lui en veut pas. Non. En plus, il a le cul bordé de nouilles, il a une superbe fille qui le suit partout pour le protéger façon guardian angel. Parce qu'elle s'est refusée à Zeus, il l'a punie en lui donnant la jeunesse éternelle. On a vu pire comme malédiction, que de ressembler à une bombasse dans un film pourri. Ouais, ou pas.

Comme Hades il est très méchant, et qu'en plus il est perfide, il a ressuscité l'ancien roi, celui qui a tué sa mère pour... ouais nan, bref, l'ancien mari de sa femme qui a accouché de Perseus. Ouais, je me souviens pas du nom, mais bon, on s'en carre un peu. Bref Hades le ressuscite et lui donne des pouvoirs pour aller tuer Perseus.
Donc en chemin l'Inferii (le mort vivant pour ceux qui ont n'ont pas lu Harry Potter) zigouille quelques hommes de la troupe de Perseus et mord ce dernier dans le genre "hum, un bon biceps de demi-dieu, ça doit être goûtu!"
Et puis, grosse bataille avec des scorpions géants. Et que je te lance un javelot, et que je te coupe une pince, et que je transperce avec un dard géant (ce n'est pas un film de pr0n, je le précise) et que tout le monde va sans doute bientôt crever si on ne sort pas le deuxième élément (après le Kraken, scandinave) issu de derrière les fagots: les Djinns.

Alors les Djinns sont des sorciers avec des pouvoirs et de jolies flammes bleues un peu comme dans Zelda Ocarina of Time, qui ressemblent à des Skull kids version adulte. Et en plus badass. Faut bien qu'ils soient utiles. Alors ces Djinns dressent les scorpions géants pour s'en faire des voitures et guérissent la blessure de Perseus, qui échappe donc à l'amputation. Ouf, le monde est sauvé! Parce qu'un guerrier manchot, ça l'aurait fait moyen (en plus d'être vachement moins sexy, mais c'est une autre histoire!)

Et donc toute la troupe continue son chemin, et Perseus croise son papounet le vrai, Zeus, qui lui donne une pièce d'or pour payer le passeur du Styx, et ainsi parvenir à l'antre de Medusa, vous savez, la Gorgone (ce n'est pas un roman de Zola) qui pétrifie les gens qui la regardent dans les yeux.

Jusqu'ici, il s'est peut-être passé les deux-tiers du films. C'est tellement long et chiant qu'en fait on se demande quand ça va bientôt finir, on espère presque que tout le monde crève en route pour avoir la fin avant le sauvetage d'Andromeda (on commence même à douter d'y parvenir...)
Mais non, ce n'est pas fini. Et ce qui reste du groupe arrive chez Medusa et c'est franchement pas de bon augure.
Ils se font tous pétrifier un par un (hé non, toujours pas de combo! Dommage!) et Mads Mikkelsen donne son PREMIER sourire. Hé oui, il avait dit à Perseus qu'il aurait le sourire le jour où il saurait qu'il aurait sa revanche, ou quelque chose comme ça.
Tout miser sur un pêcheur devenu Warrior en 5 minutes et qui refuse d'utiliser un sabre laser, c'est quand même un brin naif. Mais on ne t'en veux pas Mads, tu étais le plus cool de la bande, paix à ton âme.

Perseus remarque que le revers de son bouclier peut lui servir de miroir. Ce qui lui donne la bonne astuce pour voir la méchante Gorgone arriver et la décapiter sans sommation. (En même temps "madame pourrais-je emprunter votre tête?", c'est pas sûr que ça passe...)

Il revient chez les Vivants, tout seul, avec la tête dela gorgone dans un sac. Mission accomplie! Il a perdu tous ses alliés! Et le film n'est pas encore fini! Noooon, il doit se trainer longuement... enfin disons qu'il doit chevaucher Pegaze, pour aller sauver Andromeda à temps. C'est que ça lui a pris 11 jours et demi pour aller choper une tête! Imaginez, 11 jours de marche! Et pour le spectateur, on aurait dit du real time!

Mais à vol d'oiseau (ou de cheval) ça ne prend que quelques minutes ou quelques heures, on a du mal à percevoir le cours du temps dans ce film. Et il arrive à temps!
Hé bien oui, quand même!
Zeus ordonne la libération du Kraken, ce que Hades fait avec trèèèès grand plaisir. Ouh, le gredin!
Et des illuminés ont attaché Andromeda à une espèce d'Autel pour le Kraken.

Et le Kraken arrive, très gros, très imposant, très laid et très affamé. Perseus, sur son noble destrier, arrive, mais les vilains démons de Hades lui volent son sac! (Hé les mecs, c'est pas une partie de Quidditch!) Argh! Damned! S'en suit l'unique moment du film qui tient un peu éveillé, un peu comme la course de Pods de Star wars 1, et encore...
Bon, le mec récupère le sac, en sort la tête et la montre au Kraken.

- Tadam, matte-moi ça, boloss!

Et le Kraken, pétrifié, se casse la gueule et explose. Le monde est sauvé! Mais Hades n'est pas content. Alors... hé bien ENFIN! Perseus utilise son arme divine, l'épée donnée par son papounet, attrape la foudre, et envoie Hades sous la terre, sous les profondeurs marines.
Ultime.

Andromeda est sauvée... mais là non plus pas de bisou (il parait quand même que Perseus est censé épouser Andromeda à un moment donné, j'ai des doutes. Si ça se trouve il est gay.)
Il plante donc Andromeda, et s'envole avec Pegaze vers le lieu où sa famille a péri.
Et là, son papounet vient le voir. Liam est beaucoup mieux sans armure miroitante kitch. Ils se parlent, et Perseus dit qu'il a choisi d'être un homme, et alors pour l'aider, et ne pas le laisser seul, il ressuscite son ange gardien.
Et ça se termine comme ça.

Fin.
Si, si.
Et voici la phrase culte du film:
"Mais un jour quelqu'un se lèvera, quelqu'un dira ASSEZ!" phrase que Pete "papa pêcheur" Postlethwaite dit a Sam "fiston" Worthington, avant de se faire fracasser dans sa barque au début du film, et que Sam répète pour motiver ses troupes.
C'est vrai que ça, c'est de la phrase de rassemblement, à mettre dans la même catégorie que "Hey Hey Tous ensemble tous ensemble!" et "Sarko t'es foutu les lycéens sont dans la rue!"

Le tout se passe très longuement. Les scènes d'action sont censées nous réveiller, presque, tellement c'est soporifique. C'est kitch, ridicule. Pourtant, il y a de la distribution, quand même. Liam Neeson, Ralph Fiennes, Mads Mikkelsen... et même le prometteur Nick Hoult. C'est bizarre quand même. On se dit qu'ils n'ont pas dû lire le même scénario avant et après signature du contrat. Qu'il y a eu erreur sur la marchandise. Ou alors ils se sont dit "ouais, cool, on va jouer des guerriers en jupettes et sandales" ou "ouais, j'ai toujours voulu avoir une armure qui brille."

 

 

Bref, un film pourri. Qui ne vaut pas mieux que son original de 1980.

Publié dans : Délires
Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 00:26

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Les comédies ne sont plus ce qu'elles étaient... Oui bon, j'avoue, j'aime les vieux films en NB à l'humour déjanté. J'aime ce qu'on a appelé les Screwball comedies à Hollywood durant les années 30-40.

Le principe est assez simple: mettre deux ou trois acteurs, et leur faire jouer des situations complètement délirantes avec des textes complètement délirants, sur un rythme effréné...

Aujourd'hui, la plupart des comédies se contente de poser quelques acteurs dans des situations où l'humour est principalement scato ou débile. Bon, il y a des aussi des bons moments et quelques films vraiment drôles...

Maiiiis c'est pas pareil.

 

Il y a des films, des acteurs, des réalisateurs, que j'aime bien et qui me font un peu penser au style d'antan (ou presque.)

Prenez par exemple, le "Come Back" avec Drew Barrymore & Hugh Grant. l'histoire n'est pas terrible, parfois ça frôle un peu le j'menfoutisme... mais les dialogues sont hilarants, et les comédiens s'en donnent à coeur joie. Drew Barrymore est complètement à l'ouest, Hugh Grant complètement détaché.

Prenez Woody Allen, avec ses dialogues débités à la mitraillette, ses situations un peu décalées... "Minuit à Paris" n'est probablement pas son meilleur film, mais c'est un film drôle, qui donne le sourire, de la bonne humeur, avec des situations complètemet absurdes! (Et la critique des républicains est toujours aussi hilarante!)

 

Dans le cinéma d'aujourd'hui, je ne trouve plus vraiment ce charme d'autrefois.

 

Regardez un peu "Bringing Up Baby" ou "Monkey Business"... c'est une heure trente de pur délire sans une seule once d'humour scato ou débilissime. Cela joue sur les jeux de mots, l'absurdité, le décalage. C'est loufoque d'un bout à l'autre.

le premier quart d'heure de "Monky Business" est absolument énorme... avec trois fois rien, Howard Hawks nous donne lieu de rire... Et Cary Grant, avec son éternel air détaché et second degré, comme s'il était là et ailleurs en même temps, est parfait dans le rôle du mec à côté de la plaque. Ses rôles dans les deux films sus-nommés sont un peu similaires: c'est un scientifique très cérébral qui pense beaucoup à ses recherches et assez peu au reste. dans le premier film, il va rencontrer une femme complètement barrée qui n'a aucune conscience de ses actes, sans gêne et assez égoiste. Dans le second, il va régresser pour avoir la mentalité d'un gosse et faire connerie sur connerie. C'est un vrai régal...  (et oui, je l'avoue - deuxième aveu! - je suis fan de Cary Grant, d'abord, voilà, c'est dit!)

 

En 1938, il y a eu l'un des films les plus touchants (pour moi) qui m'ait été donné de voir: "Holiday" Il y a un peu de comédie, un peu de sérieux. très bon dosage pour ce qui s'apparente à une comédie romantique avec triangle, entre un jeune homme d'origine modeste et une riche héritière... Mais en fait, ce film n'est pas tellement une comédie romantique. C'est une ode à la liberté... une ode à la découverte de soi, de ses rêves, de ses aspirations. Le personnage interprété par Cary Grant (oui, encore lui!), Johnny Case, est quelqu'un qui a travaillé toute sa vie, dès son plus jeune âge, et qui a pris des vacances pour la première fois. Son but n'est pas de travailler pour faire de l'argent... d'ailleurs, l'argent, il s'en fout pas mal (en dehors du nécessaire pour vivre, bien sûr!) son but, c'est de découvrir pourquoi il fait les choses, ce qu'il aime... au lieu de se jeter bêtement dans un boulot purement rémunérateur dans le but de faire du chiffre. Le film est drôle, l'humour subtile, et le duo Katharine Hepburn- Cary Grant (hé oui, encore eux dans Bringing Up Baby!) fonctionne à merveille. Elle est la soeur de la fiancée de Johnny. Une riche héritière elle aussi. Mais surtout un vilain petit canard, qui comprend Johnny et partage sa passion pour l'évasion et la découverte. (Gros spoil, mais Cary largue sa fiancée et c'est Kath qui le rejoint sur le départ!)

 

Et le propos... est encore d'actualité. Le film a beau être en format carré et en noir et blanc, on pourrait le regarder encore aujourd'hui et se dire que ça fonctionne toujours autant. Dans ce monde où le fric est devenu dieu, où on pousse les gens à se spécialiser à s'enfermer dans un job pour faire du chiffre... ces deux oiseaux là sont une fenêtre sur le rêve. Des personnes qu'on aurait envie d'être, si seulement on osait.

Le film est drôle, certes. Touchant... Il est surtout témoin d'une société qui finalement n'a pas tellement changé depuis l'avènement de l'ère industrielle... Sur ce happy ending, il y a un goût amer...

 

Vous l'aurez compris, j'aime les vieux films, les vieilles comédies. J'aime leur atmosphère, j'aime leur musique parfois grandiloquente.

J'aime les vieux films noirs avec Humphrey Bogart dans le rôle de Marlowe ou Spade...

J'aime aussi les films plus récents, hein. Comme les films des années 50 XD. les comédies musicales, tiens...

 

On a quoi comme comédie musicale, de nos jours...? High School? Heuuu (cherche, cherche!) Glee?

Alors que bon, y'avait quand même "Chantons Sous la Pluie" qui, sans casser trois pattes à un canard, donnait un aperçu de l'apparition du cinéma parlant, avec fantaisie et humour. Même avec une histoire un peu mièvre (c'est toujours le mec qui tombe amoureux de la nana, et que saypatropossib, mais que finalement ils seront ensemble quand même parce que sinon saytropajust), il y avait du charme, il y avait la musique (haaa Gerswhin (pour ne nommer que lui!), il y avait l'ambiance.

Je n'ai pas trop regardé ce qui se faisait de nos jours... depuis dix ans on a des nouvelles comédies musicales sur les planches dont les musiques et les paroles ne me donnent absolument pas envie.

Bon... après, la comédie musicale n'est pas mon style préféré non plus...

 

Oh tiens, vous saviez que Clint Eastwood va faire un remake? Dingue, non? Un REMAKE! Et une comédie musicale en plus. Il va signer le 3ème remake du film "Une étoile est née" (le premier remake était avec Judy Garland, le deuxième avec Barbra Streisand, je me souviens plus de qui il y avait dans le film original qui date de... 1937 je crois.)

Avec Beyoncé et Leonardo DiCaprio.

Beyoncé, je comprends, elle est chanteuse, danseuse... la voir dans une comédie musicale n'est en rien étonnant! Mais quand je vois Eastwood et DiCaprio associés à ces mots... je me dis... en fait je me dis... "heu ha bah dis donc!"

Bon, troisième aveu, je suis fan de Clint Eastwood, j'ai vu tous les films qu'il a réalisé et peut-être aussi tous ceux dans lesquels il a joué. BREF! Non, je suis curieuse, hein... Bah je me connais j'irai sans doute le voir, hein XD.

 

Où en étais-je?

Ha oui, les vieux films... Oh bah voilà, "African Queen", avec Bogie et Hepburn (K, pas A.) C'est un film assez énorme, tellement les comédiens sont détachés! (Et Eastwood a réalisé un film sur le réalisateur d'African Queen et... oui bon OK... non mais c'est un très bon film en plus, une espèce de miracle entre ses deux films les plus merdiques que sont Pink Cadillac et La relève! - les deux autres films merdiques (à mon humble avis XD) sont deux avec l'orang-outang qui ne sont finalement pas très drôles)

Putain je digresse!

 

Allez, faut voir un peu les films de Hawks, Cukor, Huston, Hitchcock...

 

Rhaaa voilà, tiens, je vais vous bassiner encore avec Cary^^ Une film en NB (ouaiiis!!!) qui s'appelle "Soupçons."

Hitchcock, avec rien (il ne se passe rien non plus, hein!) il parvient à faire monter la pression, à nous maintenir sur notre écran, à nous faire dire que NONSAYPAPOSSIB IL VA PAS LA TUEEEER!!!!

Voilà, énorme. 1h30 de tension de fou alors qu'il ne se passe rien! Magistral, bravo, bravo.

Et puis," Rear Window" (fenêtre sur cour), pareil, cette tension... et cette interprétation (Haaa James Stewart! énormissime, cet acteur!) Et "Vertigo"... et "Notorious"... et... non, un génie dans la catégorie manipulation. My master!

 

Bon, ce billet ne sert peut-être rien, vu que finalement je suis assez bon public et que les films d'aujourd'hui, je les aime aussi... (mais je préfère quand même les vieux films... )

Même les films de super héros je les regarde, c'est fun, distrayant (pour peu que ça tienne un minimum la route...)

Même les comédies et les films policiers d'aujourd'hui, je les regarde (puis Eastwood il a pas fait du N&B ni de musiques grandiloquentes... )

Parce que y'a aussi Téchiné (ouais, son dernier film sort aujourd'hui!), puis y'a Almodovar, puis Martin Scorcese, puis y'a Coppola, puis y'a...

Non, c'est vrai, aujourd'hui, on fait quand même de chouettes films...

 

Tiens, aujourd'hui je vais (peut-être, si j'ai pas trop la flemme!) voir "Captain America", comme ça, ça achèvera ce billet inutile... XD

Publié dans : Délires
Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 13:18

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Le truc marrant avec la carte UGC illimitée, c'est qu'en plus de voir quelques films bien (voire juste des films sympa qui tiennent la route) on va aussi voire toutes les merdes qu'on ne paierait pas pour voir si on n'avait pas la carte...

 

Dans la catégorie merde intersidérale, j'ai nommé Parallax... pardon, Green Lantern!

 

Il y a quelques détails sympas, comme le pouvoir vert qui fonctionne à l'imagination... autant faut-il avoir de l'imagination... (Et là je repense, avec une petite larme, à Yellow Submarine... mais je m'égare...)

 

Green Lantern, c'est, comment dire...? Une sorte de StarWars cheap avec des gens qui sont obligés de porter une bague verte pour pouvoir avoir un sabre laser et voler sur des années-lumières... Cela aurait pu être un chouette Space Opera si ça n'avait pas été ridicule.

 

L'histoire est simplissime... des gens super sages, super badass ont réussi à maitriser l'énergie verte (qui ressemble à du canard wc), qui est l'énergie de volonté, une énergie positive (oui, c'est vert, c'est positif, c'est relaxant, et ça fait pousser les plantes.) Ils ont forgé des bagues que des élus sans peurs et sans reproches se voient attribuer, et avec ça une tonne de responsabilités, prend ça dans ta gueule, même si t'as rien demandé, de toute façon on demande pas ton avis!

 

Ils ont découpé (en gros, ils dirigent un cadastre, hein!) l'univers en 3600 régions, et chaque région a son gardien protecteur. OMAGOD! protecteur? Mais ça veut dire que y'a mes méchants vilains qui veulent tuer des gens pour les faire mourir? Hé bah voui.

 

Et je vous présente Parallax, qui s'échappe au début du film, après l'intro style Seigneur des Anneaux sur le pourquoi du comment (et là, on commence à sentir le ridicule de la chose) Parallax (c'est quoi ce nom de médicament antidépresseur?) est un méchant tout plein, avide de pouvoir et de vengeance. Il bute celui qui l'avait enfermé, Abin Sur, un Green lantern badass super balèse qui ressemble à un malabar (couleur comprise.)

Mais avant de mourir, Abin s'écrase sur terre, et envoie sa bague choisir un successeur.

 

Et ça tombe sur la gueule de Hal Jordan, un pilote bogoss et tête brûlée qui fait plein d'allusions en dessous de la ceinture et qui a l'air quand même d'un petit con irresponsable... oh, merde, il n'en a pas que l'air!

 

Sans peur et sans reproche, il parait, alors que le mec il flippe dans son avion et n'assume rien... haha! Bien joué, Oh Grand Pouvoir de la Grande Salade Verte!

Sans peur et sans reproche, mais l'un des Green Lantern (Sinestro) est une espèce de démon version écrevisse (oui, les UV, ça fait bobo) qui est avide de vengeance lui aussi, et un poil prétentieux, qui en plus de ça, essaie de convaincre les gens du cadastre de combattre Parallax avec ses propres armes... l'Energie Jaune de la peur (alors que c'est plutôt dragée fuca.)

 

Bon, on va abréger, hein... en fait, tous les Green Lanterns sont plein de défauts, et on peut en conclure que le choix de l'élu se fait à la roulette russe.

Hal Jordan doit accepter son statut de Lantern, maitriser ce pouvoir, faire la nique à parallax pour sauver la terre, et avoir la nana (il faut toujours une nana, de préférence bien roulée, même si elle ne sert à rien.)

Rha putain, ce serait presque bien s'il n'avait pas l'air ridicule dans son costume vert moulant... presque aussi ridicule que Jim Carrey en Homme Mystère.

Bon, le costume, encore... mais le masque... halala... déjà qu'il a pas l'air très éveillé, ce bon Hal Jordan, mais avec ça, c'est énorme.

Je suis médisante... c'est du second degré ce film, si, si... je vous jure... (d'ailleurs le coup du masque, ça marche pas, ce n'est qu'un loup vert, et la nana le reconnaît aussi sec! haha, au temps pour l'anonymat!) Mais putain, s'il doit être anonyme, qu'il se cache la tronche façon Spiderman ou à la rigueur Power Ranger! Vu qu'il peut faire apparaitre ou disparaitre ce loup à volonté, pourquoi ne pas avoir un truc vraiment cool?

 

Bref, les Green Lantern sont choisis au hasard pour ne pas trouver d'idée et être ridicules. Waouh! putain, ça c'est du job!

 

Parallax ressemble à une grosse coulée pyroclastique, et pour le tuer, Hal va le jeter dans le soleil. (Oui, les UV ça fait bobo, surtout quand on est très très près... ) j'aurais pensé que Sinestro, vu sa couleur, aurait eu l'idée bien bien avant... mais apparemment, non, ça n'avait effleuré personne que la gravité du soleil était super balèze pour griller les étrons intergalactiques.

Après quoi, les autres Green lantern arrivent pour empêcher ce brave sauveur du monde et de l'univers de mourir cramé dans le soleil...

Ouaiiiis! Putain génial, les gars, ils sont là, ils regardent, ils ont même dû prendre des paris, tiens, puis quand c'est devenu vraiment chaud pour Hal (après que ce dernier ait fait tout le boulot) bah ils arrivent pour le ramener loin du soleil. Et Sinestro de lui donner des compliments... hahaha. Avec un panneau "c'était ton examen d'entrée au club, mec!", ca serait passé impec, nickel chrome... sauf que nan.

 

L'univers est super grand (3600 districts, quand même hein... soit 3599 bâtards qui auraient pu aider Hal à pousser l'autre étron dans le soleil - au lieu de bêtement dire que c'est dommage qu'on va perdre la terre, c'est un sacrifice nécessaire, maintenant on a l'énergie jaune pour niquer Para'!)

On ne sait pas vraiment combien de temps ils mettent pour voyager, mais ça a l'air super rapide, le rayon vert. Et en plus, ça permet aussi de respirer dans l'espace sans combinaison spatiale mode NASA. Ouais. En s'habillant d'un justaucorps et d'une bague, aucun risque de se geler les miches ni de manquer d'oxygène.

 

En fait, Parallax, c'est le diminutif de Parallaxatif.

(Je suis déjà dehors.)

 

dernier mot sur Sinestro... ou comment griller tout de suite qu'il sera l'éventuel méchant d'une éventuelle suite. Il a le nom et l'apparence, le caractère... Alors quand il enfile la bague de l'énergie jaune... quelle surprise, hein! Et la lumière verte n'a pas vu en lui qu'il était indigne d'être un Green Ranger... alors qu'elle a su voir que Hal était un mec qui pouvait surmonter ses peurs et sauver l'univers (ce qui n'était vraiment pas gagné.)

Bon, on prend les paris, Hal Jordan 1 - Sinestro 0, dans Green Lantern 2 - Le Retour de la Grande Scarole Universelle?

Publié dans : La Minute de Poésie
Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 01:45

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Hé bien voilà, depuis décembre que je suis pas venue ici... il faut dire, ma vie au DK est finie!

Le truc bien, c'est le compte en banque danois qu'on peut toujours utiliser même après avoir quitté le pays. Et les impôts qui nous rendent le surplus payé fin mars, ça fait plaisir!

Les amis, l'ambiance, la maison des étudiants, le paysage... tout ça me manque. La musique, les soirées...

 

Donc voilà, ce blog est arrivé à la fin du voyage!

Si par hasard vous voulez parler du Danemark, poser vos questions, rencontrer des gens aussi tarés que moi, vous pouvez vous rendre sur ce forum: http://danemark.forumculture.net/forum

 

Pour finir, une lettre ouverte que j'ai publiée sur facebook pour expliquer mon départ. Désolée, c'est en anglais, j'ai la flemme de traduire...

 

 

Living Somewhere - Why I left Denmark

(I wrote this in December 2010, before I left DK.)

 

Obvious. We're all living somewhere. We're all moving, whether it is to live next door or in another country. Whether it is punctual or periodical.

 

When the temporary becomes permanent, discovery gives its place to routine.

Routine. I don't like this word. I don't even like the meaning. Some people love routine. They can rely on it. It's comforting. Solid. Structured. Nothing can go wrong, we know where we're going, what we're doing. Everything's normal and as it should be.

I don't know. I guess this is what I imagine routine-lovers think.

 

When the routine lasts, it makes me feel uncomfortable. It makes me feel empty, as if there's nothing else for me to see or to experience. I don't know. Really. When I stay somewhere for too long, I feel it; it's in my veins, in my soul: I have to move.

I always need something new. I always need discoveries. I'm not interested in a particular path, choice, career. I'm interested in a lot of subjects, in knowledge, discoveries.

 

I feel so low when I feel I'm not doing something really exciting.

Well... When I say “something new”, it's not completely true. I have few strong and deep interests. It's cyclical. I may drop one of them for a while, but I always come back to it sooner or later. I have other “not that strong” interests, and once I know a bit about them, I drop them and lose my motivation.

 

This is what's happening to me. I need to go back to what was really interesting me.  I was fond of science when I was a child. And I haven't done anything in that field for a decade. It's far too long. And I miss it terribly. It is strange to realize, as time passes, how much one can miss something. Unfortunately I'm not able, for the time being, to fulfill that interest. But a time will come for that. For now, I plan to go deeper in the languages I know and some other I can learn, and try get a job whether it's translation, communication, writing, tourism, international whatever. Something in that area. Because languages are one of my strong interests, along with physics and arts.

 

All that combined make me want to leave Denmark. I had real good times here. I met a lot of wonderful people, had a lot of weird and fun experiences. But it is time to go. To reach something else. To go back where my heart belongs. I'm not talking about France.

Of course, I miss the mountains, sometimes

But I will miss a lot of things, and I will miss all my friends from Denmark. And I will miss the view and the sea. I may even miss the wind and the rain, who knows? I won't miss Nik og Jay, though. Hehe.

 

Every second, every moment spent with you, and every single one of you are now a part of me. Who I am today is also made of all the experiences, good and bad, and all the encounters, friendships, I made here. I will miss you. But Denmark is only 2 hours away from France. So, I'll drop by, from time to time.

 

This is said.

 

We all live somewhere. And I intend to live in a city I've never lived in before. I don't want to live in Paris again, for example. I was happy to leave that overwhelmed and overstressed city. I was even relieved.

But the question is, now, what if I can't make it? What if I can't manage to live in France? We're never the same. We change, and even though people expect you to be the one they knew before you left, you've changed. And the country changed. And the environment changed. And so on.

I know, deep in my heart, deep in my soul, that my life doesn't belong to one place. I know that I will never find peace of mind if I stay in one city or one country for the rest of my life. There's few certitudes in life, but this one is one of those few. At least I think so.

 

Maybe those who've never lived abroad for a long time can't know or imagine what it feels like. I'm French. My ID, my passport, my past say so. But I'm not French anymore. I don't feel like this country is fully mine. I don't feel like I belong to this society anymore. I don't feel like I belong to any place.

 

We all live somewhere. And that somewhere could be everywhere. The world is wide, big, diverse, and marvelous. I don't want to live the rest of my life in the same place. Life is made to be lived. We may have just one shot, so we have to take the best of it.

 

And I love every single one of you.

If we don't meet next month, we'll meet next year. Maybe. But we'll meet again :-)

 

Publié dans : Been There...
Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 00:48

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Hé bien voilà, c'est presque fait... faut juste que j'aille chercher un carton pour y mettre des affaires dedans, pare que je manque de place dans mes sacs!

 

Il y a deux heures environ. L'armoire démontable qui était à droite du lit est démontée, rangée dans un sac, mise à la cave avec d'autres affaires (dont la table basse et le chevet) pour Arngrímur, qui déménage début janvier et a besoin de meubles.

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De ce côté là, aussi, c'est vide. Le tableau rouge, trop lourd et volumineux, reste au DK. Ainsi que la toile (le poids en moins!)

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J'ai viré le gros meuble à livres, je l'ai laissé à côté de l'escalier... trop lourd!

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Deux heures plus tard (il fait déjà beaucoup plus sombre!) le lit n'est plus là, je l'ai mis à la cave!

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Reste la question de la grande peinture, "Spacetimes", que je vais peut-être laisser ici et récupérer plus tard, quand j'aurai trouvé une solution. Ou un grand tube. Très grand.

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Après ça, le sol est nettoyé. reste plus qu'à démonter le bureau, le mettre aussi à la cave avec la lampe et la chaise. Je ferai ça demain matin, de bonne heure, avant d'aller chercher mon carton supplémentaire!

Et demain soir, si la neige ne fout pas trop le foutoir (l'aéroport de Copenhague est assez bloqué...) je serai de nouveau francilienne, comme les autoroutes...

 

La fin d'une ère... après trois ans et demi.

Publié dans : Aros Season 3...1/2
Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 16:27

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Qui Je Suis

  • Now I can sadly say "been there"...
  • Je suis arrivée au Danemark en août 2007, pour faire ma L3 danois en échange Erasmus. Je suis restée. J'ai été étudiante à l'Université d' Århus. Après trois ans et demi au DK, je suis "définitivement" revenue en France, en décembre 2010
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