Me Myself and I

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  • : Debo, en erasmus à Århus, Danemark, raconte sa vie palpitante et ses aventures exaltantes dans ce superbe blog... en toute modestie, cela va sans dire...
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Un peu de pop & rock du Danemark

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J'ai vu les dieux transpercés de lumières
Dans une allure de vieux lampadaires
Les villes se faire la malle

Les murs écrasés sous les satellites
Lèchaient l'asphalte brûlante de l'atmosphère
Les pavés se levèrent

Terre et ciel se chevauchèrent
Déchirant les pages de leur histoire
Tremblement et fureur

UN CRI!

Cours, cours, il est encore temps
Ne ferme pas les yeux
Tu les entends déjà

UN CRI!

Les chemins s'explosent mutuellement
Se dérobent sous les portes, s'emportent
S'envolent

Envole-toi!

Reste, pars, décide
Les volets s'ouvrent, les fenêtres se réveillent
Enfin après ces années d'obscurité

L'esprit s'envoie en l'air dans une gerbe d'étincelles
Les corps chutent, se creusent
Ils se morfondent dans leurs chambres

Le sang!

Il court, lui, sans arrêt, même mort
Il court encore, te fouette, te piétine
Arrache ton coeur et tes souvenirs

Le souffle!

Il brûle, crépite, s'éteint, se rallume
Hurle, râle, exteriorise ce qui est dedans
Caché sous tes couvertures

La sueur, la fureur, tes yeux se livrent
Ce sourire en coin de rue ne faiblit pas
Je suis le dément le fou du roi

Le roi!

Il est mort! Je l'ai tué de mes mains!
J'ai pris sa couronne et l'ait jetée dans les flames
J'ai pris son trône pour en faire une table

Son sang s'anime sur ma peau pâle
Mes veines cherchent le contact salvateur
Vidées, elles sonnent comme des harpes éoliennes

Je m'enfuis, regagne le chaudron
La terre, la boue, l'argile, je sculpte mon lit
Je dors les yeux ouverts je regarde la nuit

Reviens, reste où tu es, décide
Plus rien n'existe, tout est illusion, hologramme
Les prismes se brisent sur les comptoirs de ton absence.
publié dans : La Minute de Poésie
Mercredi 10 octobre 2007

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Peut-être demain recommencerai-je à rêver
Alors je pourrai enfin voir mon ombre se mouvoir
Entre les rais de lumière qui passent dans les persiennes
Elle est partie, un jour, sans crier gare, sans laisser de traces
Pfuiiit, égarée, perdue, sans attaches, sans amarres
Le vent l'a portée loin, quelque part, dans un lieu oublié

Mes idées claires-obscures se fondentet s'enchaînent
Dans un western de bric et de broc aux paillettes désuettes
J'envie le chien qui hurle à la lune, il a l'air de savoir
Il ne se pose pas la question, l'existence est facile
Il suffit de respirer au fond, il n'y a rien de plus simple
Qu'en est-il de la vie qu'on s'octroie sur un coup de tête?

L'art est aisé dit-on la critique difficle, ou bien l'inverse
Qu'importent les orages sous les toits de chaumes
Le vent souffle les réponses au cancres et ahuris
Les autres restent coi et se mouillent les pieds
Sans les flaques invisibles de la prétention modeste
Une chaîne au poignet, de l'un à l'autre, au bout...

Il y a mon corps, sans ombre, sans repères
Elimé, blanchi, javélisé, peroxydé, diaphane
J'ai un numéro, je l'ai joué cent fois dans l'arène
On applaudit les ânes et les benêts, on rit
On traîte les monstres d'imbéciles et de rois
Les borgnes ont la larme à l'oeil, l'aveugle voit

Je veux revoir mon ombre me montrer le soleil
Il tourne sans cesse, et je suis en retard
D'une nuit à l'autre, les ténèbres m'envahissent
Le public se gausse, en silence, l'oeil vicieux
Les serres lacèrent les chairs innocentes
Je rêve enfin... au centre de l'arène

Je ne suis qu'ombre et lumière
La poussière ne m'atteint pas
Je la jette
publié dans : La Minute de Poésie
Mercredi 10 octobre 2007

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Quel est ce son qui se rapproche de moi
Ces battements de coeur, mes émois
Doucement, silencieusement, en tapinois
Aveuglé par tant de bruit, je me noie
Point d'apitoiement pour mon traitre
Derrière l'écorce du chêne et du hêtre
Ce sont mes mains qui tremblent encore
Sous la sève d'argent des copeaux d'or
Des restes de ma conscience oubliée
Revendue à bas prix, tordue, bafouée
Non je n'aime pas, ce n'est que mensonge!
Mais quel est donc ce son qui me ronge
Les mouches, les abeilles, bourdonnent
C'est mon coeur bancal qui résonne
Mais qui raisonne faux, perfide, rieur
Je t'aime, mais quand je t'aime je meurs...
publié dans : La Minute de Poésie
Mercredi 10 octobre 2007

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Je ferme les yeux, les étoiles rient de moi
Elle voyagent loin et ne vont nulle part
Le cyclope a perdu la vue, il balbutie
La lumière, la lumière, où est-elle partie?
Moi je ne vois rien, je veux pas
Sous ma couverture j'ai froid
Il fait plus chaud dehors que chez moi

Je ferme les yeux, les étoiles rient de moi
Mais elles n'éclairent que leurs égos
Elles se flattent de leurs reflets
Ils flottent dans les flaques passées
Moi je ne vois rien, mon beau miroir
Brise-toi et vacille a vent, souffle, pars
Que cette flame gelée se craquelle enfin

Je ferme les yeux, les étoiles rient de moi
Qu'elles se taisent, qu'elles s'entretuent
Je m'en moque, je l'espère, je ne prie pas
Elles se penchent sur mon lit noir
Moi je ne vois rien, ma porte est fermée
La clef est jetée, c'est fini, oubliez ça
Je tire ma révérence, quitte ce bal

Je ferme les yeux, les étoiles rient de moi
Je sens leurs mains sur moi, dans ma chair
Ca crépite, ça se morcelle, ça s'attache
A un coeur qui bat sans ambitions
Moi je ne vois rien, mon vieux miroir
Tu pars en miettes te prends un mur
Tu te relèves quand on baisse les bras
publié dans : La Minute de Poésie
Mercredi 10 octobre 2007

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Je me tape quelques petits délires, toute seule...
Le but est de se poser avec un papier et un crayon, ou devant l'ordi, et d'écrire ce qui passe par la tête, comme ça, d'écrire un poème, en prose ou en vers, tel quel, sans trop réfléchir, peut importe si ça rime ou pas.

J'aime bien faire ça. La plupart c'est en prose. En gros ça prend 15 minutes max. C'est de l'instantané ou du quasi instantané, il arrive que je raye un mot ou une phrase...
J'ai appelé ça Impro à défaut d'autre chose, mais ce ne sont pas des vraies impros, sinon je ne rayerais rien du tout...

Le résultat peut-être bancal, maladroit, bizarre, mais c'est comme ça...

J'en ai fait quelques uns dernièrement, au cours de la semaine. Je préviens, c'est pas forcément joyeux alors ne vous suicidez pas trop vite!!!!
publié dans : La Minute de Poésie
Mercredi 10 octobre 2007

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