Impro 4
Peut-être demain recommencerai-je à rêver
Alors je pourrai enfin voir mon ombre se mouvoir
Entre les rais de lumière qui passent dans les persiennes
Elle est partie, un jour, sans crier gare, sans laisser de traces
Pfuiiit, égarée, perdue, sans attaches, sans amarres
Le vent l'a portée loin, quelque part, dans un lieu oublié
Mes idées claires-obscures se fondentet s'enchaînent
Dans un western de bric et de broc aux paillettes désuettes
J'envie le chien qui hurle à la lune, il a l'air de savoir
Il ne se pose pas la question, l'existence est facile
Il suffit de respirer au fond, il n'y a rien de plus simple
Qu'en est-il de la vie qu'on s'octroie sur un coup de tête?
L'art est aisé dit-on la critique difficle, ou bien l'inverse
Qu'importent les orages sous les toits de chaumes
Le vent souffle les réponses au cancres et ahuris
Les autres restent coi et se mouillent les pieds
Sans les flaques invisibles de la prétention modeste
Une chaîne au poignet, de l'un à l'autre, au bout...
Il y a mon corps, sans ombre, sans repères
Elimé, blanchi, javélisé, peroxydé, diaphane
J'ai un numéro, je l'ai joué cent fois dans l'arène
On applaudit les ânes et les benêts, on rit
On traîte les monstres d'imbéciles et de rois
Les borgnes ont la larme à l'oeil, l'aveugle voit
Je veux revoir mon ombre me montrer le soleil
Il tourne sans cesse, et je suis en retard
D'une nuit à l'autre, les ténèbres m'envahissent
Le public se gausse, en silence, l'oeil vicieux
Les serres lacèrent les chairs innocentes
Je rêve enfin... au centre de l'arène
Je ne suis qu'ombre et lumière
La poussière ne m'atteint pas
Je la jette
Alors je pourrai enfin voir mon ombre se mouvoir
Entre les rais de lumière qui passent dans les persiennes
Elle est partie, un jour, sans crier gare, sans laisser de traces
Pfuiiit, égarée, perdue, sans attaches, sans amarres
Le vent l'a portée loin, quelque part, dans un lieu oublié
Mes idées claires-obscures se fondentet s'enchaînent
Dans un western de bric et de broc aux paillettes désuettes
J'envie le chien qui hurle à la lune, il a l'air de savoir
Il ne se pose pas la question, l'existence est facile
Il suffit de respirer au fond, il n'y a rien de plus simple
Qu'en est-il de la vie qu'on s'octroie sur un coup de tête?
L'art est aisé dit-on la critique difficle, ou bien l'inverse
Qu'importent les orages sous les toits de chaumes
Le vent souffle les réponses au cancres et ahuris
Les autres restent coi et se mouillent les pieds
Sans les flaques invisibles de la prétention modeste
Une chaîne au poignet, de l'un à l'autre, au bout...
Il y a mon corps, sans ombre, sans repères
Elimé, blanchi, javélisé, peroxydé, diaphane
J'ai un numéro, je l'ai joué cent fois dans l'arène
On applaudit les ânes et les benêts, on rit
On traîte les monstres d'imbéciles et de rois
Les borgnes ont la larme à l'oeil, l'aveugle voit
Je veux revoir mon ombre me montrer le soleil
Il tourne sans cesse, et je suis en retard
D'une nuit à l'autre, les ténèbres m'envahissent
Le public se gausse, en silence, l'oeil vicieux
Les serres lacèrent les chairs innocentes
Je rêve enfin... au centre de l'arène
Je ne suis qu'ombre et lumière
La poussière ne m'atteint pas
Je la jette
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